Cette force qui nous éloigne des tsadikim

Posté par  admin   à        jeudi, février 7, 2019     607 Views     Laisser vos impressions  

Au tout début de son livre autobiographique « Yémé Moharanat » on découvre comment Rabbi Nathan était un farouche opposant à tous les hassidim de son époque. Son opposition était liée à son beau-père , le Rabbin David Tsvi, un très grand érudit et une sommité Rabbinique de l’époque qui parlait beaucoup contre tout ce qui pouvait avoir rapport de près ou de loin avec la hassidout. Rabbi Nathan nous explique que son beau-père qui avait le souci de préserver les siens de ce qu’il considérait comme un grand danger, tenait des propos des plus virulents à l’encontre même des tsadikim disciples du Baal Chem tov et que lui-même pris par cette influence était complètement convaincu qu’il fallait lutter contre tous ces charlatans.

Dans l’enseignement 70 du Likuthé Moharan, Rabbi Nahman nous enseigne que les tsadikim authentiques possèdent une force d’attraction au même titre que la Terre. En effet la fameuse force d’attraction qu’exerce la planète Terre est un principe physique bien connu de tous et Rabbi Nahman nous révèle que les tsadikim sont comme la Terre car leur extrême humilité a fait qu’ils sont devenus comme de la poussière. La Terre étant constituée de poussière il conclut que les tsadikim sont comme la Terre et exercent par conséquent une force d’attraction similaire.

Ils attirent la présence divine ( Chehina ) là où ils se trouvent à l’instar du Bet Hamikdach ou du Michkan, et ils attirent en même temps à eux, comme un véritable aimant, tous les juifs qui en se rapprochant d’eux pourront jouir de cette présence divine pour se renforcer prier se purifier et revenir vers Le Créateur. Tous les juifs devraient donc, à priori, inéluctablement, se rendre auprès de ces grands tsadikim . Mais voilà, il existe une force équivalente et contraire à cette force d’attraction: la force de répulsion. Rabbi Nahman nous dit que cette force de répulsion est constituée par des personnes qui avec leurs propos repoussent les autres et les empêchent ainsi de retrouver cette source spirituelle bénéfique représentée par la proximité des tsadikim.

Rabbi Nathan écrit « mon beau-père, bien qu’il fut un homme craignant le ciel et un tsadik, il n’a pas mérité de voir la grande lumière et la grande sainteté qui se dégageait des grands tsadikim »
de l’époque. Il a donc exercé sur Rabbi Nathan une force de répulsion qui l’a empêché un certain de temps de se rapprocher de leur sagesse. Mais Dieu, dans sa grande compassion, a fait que Rabbi Nathan parte de la maison de son beau-père où il habitait avec son épouse depuis le début de son mariage pour la ville de Némirov où il se mit à étudier avec un juif qui avait grandi parmi les hassidim et qui l’aida à se détacher de ces mauvais à priori .

Et c’est bien ce que nous dit Rabbi Nahman dans ce même enseignement 70 : dès que ces gens qui parlent mal et s’opposent à la vérité se taisent, alors la force d’attraction devient opérante et on se retrouve aspiré vers la vérité de ces grands tsadikim .

En s‘éloignant de son beau père Rabbi Nathan a annulé la force de répulsion qui l’empêchait de se rapprocher du maître de vérité qu’il avait toujours cherché pour le guider.

Némirov est une ville voisine de Breslev, la ville où à l’époque habitait Rabbi Nahman de Breslev. Quand l’élève est prêt, le maître apparait.

Aharon Chetrit

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