La mélodie du ciel

Posté par  admin   à        samedi, novembre 8, 2014     597 Views     Laisser vos impressions  

Par Meir Hadad

La puissance d’un Tsadik se mesure généralement à l’envergure des élèves qu’il aura rapproché. « Je peux faire de vous tous des Tsadikim véritables », promet Rabbénou Na’hman.

Ainsi, le Tsadik authentique n’abandonne-t-il jamais. Pas de génération orpheline! Il poursuit sa tâche d’éducation à travers le temps et l’espace, traversant les mondes comme s’il changeait simplement de pièce, tel un ouvrier-expert qui joyeusement virevolte dans l’entreprise, afin de motiver la pleine réussite de chacun. Et voici que, plus de cent ans après son « décès », Rabbi Na’hman entreprend un comeback époustouflant. Il nous révèle son ultime enseignement – le Chant de la Guéoula, par l’intermédiaire d’un élève qui nous est contemporain.

Le 9 juillet 1922, Rabbi Israël Odesser – géant discret de son temps, découvre une petite note glissée dans un livre, on ne sait ni comment ni par qui. Et ce papier – le Pétèk, redémarre le moteur-de-recherche de notre ère, dans une direction bourrée d’espoir: son contenu génial – certifié conforme par un graphologue de renom international, sera venu élucider l’éternelle question d’une humanité désemparée quant à sa finalité. Le décisionnaire du siècle, Rav Moché Feinstein, lui consacrera d’ailleurs une approbation écrite.

Né à Tibériade en 1897, dans une famille d’illustres opposants à la ‘hassidout breslev, le jeune Israël Odesser, bien que fortement lié à ses parents et maîtres, décide très jeune de mener un combat vital dans sa recherche du Vrai. Il étudie alors à la yéchiva de Rabbi Meir Baal haNess. En cette époque, le monde entier ou presque censure les enseignements breslev, jugés apostats au regard d’une judeité établie.

Un jour, la Providence Divine lui fait heureusement rencontrer Rabbi Israël Kardouner, disciple de quatrième génération dans une chaîne qui remonte jusqu’au Rebbe. C’est le « coup de foudre » spirituel! Elève de Rabbi Moché Breslever, qui a lui-même étudié auprès de Rabbi Nathan, disciple majeur de Rabbénou haKadoch, le ‘hassid prête serment avec l’adolescent de ne jamais se quitter. Il lui enseigne ce qu’il sait, ce qu’il croit et ce qu’il ignore de D.ieu, avec dévouement, humour et tendresse. Toutes les occasions seront bonnes: un regard, un geste, une simple parole s’avèrent autant de leçons fondamentales, chaque voyage un cours magistral de Crainte Divine.

Mais trop vite, le ‘hassid disparaîtra, hapé par les épidémies qui se propagent avec l’arrivée des britanniques en Terre Sainte, après la première guerre mondiale.

Rabbi Israel Odesser continue donc seul, déterminé. Il se renforce et s’élève à grands pas vers des sommets de sainteté toujours dans la modestie et l’ humilié.

Or, le 9 juillet 1922 (23 tamouz 5682), l’élève reçoit un « petit mot » du Rebbe, disparu en 1810: une petite feuille est glissée miraculeusement dans un de ses livres d’étude. C’est le Pétèk! Rabbi Na’hman y confirme sa nomination par écrit (« Tu es mon Précieux Elève ») et lui annonce: « Mes propos d’il y a cent ans, c’est à toi que je les destinais. Sur toi, j’ai affirmé: mon Feu brûlera jusqu’au Machia’h ». Enfin et surtout, le Maître lui révèle le Chant de la Guéoula très proche – le Nom du Tsadik sous sa forme simple, double, triple et quadruple, qui guidera le monde vers un renouvellement total.

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