Hanouka : d’où vient notre force ?

Posté par  admin   à        lundi, décembre 3, 2018     287 Views     Laisser vos impressions  

La victoire de Yehuda  le Maccabi et des siens a été celle d’une poignée d’hommes contre une armée entière. Nous avons donc assisté à un autre miracle peut-être encore plus grand que celui de la fiole d‘huile qui a permis d’allumer la Ménorah du Bet Hamikdach pendant huit jours alors qu’elle ne contenait qu’une quantité d’huile pour un jour.

La question que l’on va se poser est : « Pourquoi Dieu a accordé la victoire à ces Cohanim, qu’avaient-ils de si particulier ? »

Les livres décrivent les Maccabim comme des hommes forts. Ces hommes étaient des guerriers qui livraient bataille avant tout contre leur mauvais penchant et à force de le vaincre, étaient parvenus à un très haut niveau de sainteté et de confiance en Dieu.

Le Traité des Pères demande: « Eséou Hagibor ? » Qui est fort ?

Et répondent hakovech eth yitsro : « Celui qui dompte son yetser hara ». A priori cette michna nous indique que l’homme qui maitrise son yetser hara est  « fort » sur le plan spirituel .

On découvre avec l’histoire de Hanouka que cette force spirituelle s’est traduite sur le champ de bataille par une force physique, psychologique et tactique nécessaire à donner la victoire. C’est donc, on le voit bien, le niveau de sainteté d’une personne qui détermine sa puissance au combat. La Torah nous donne de nombreux exemples qui illustrent cette équation .

Le roi David, au cours des différentes batailles livrées avec son armée avait à lui seul tué des centaines d’ennemis. Il semblerait que celui qui comme David livre la bataille qui préoccupe le plus Dieu, c’est- à- dire celle contre son mauvais penchant. Dieu, Lui, s’occupera de mettre à ses pieds tous  ses ennemis dans le monde physique.

Les Maccabim sont allés en guerre avec un nombre de combattants tellement dérisoire comparé à leurs ennemis qu’ils n’avaient en théorie aucune chance de gagner. Ils étaient animés d’une force qui s’appelle en Hébreu « la mésirout néfesh », le don de soi. Ce qui était important à leurs yeux c’était défendre l’honneur de Dieu même au péril de leur vie. En même temps ils étaient confiants que la victoire et la défaite ne suivent aucune logique car elles sont entre les mains de Dieu. Le don de soi et la confiance en Dieu sont les plus grandes armes pour vaincre tous les ennemis et sortir de toutes les épreuves.

Rabbi Nathan nous enseigne que nous devons croire que nous pouvons à notre niveau et dans notre quotidien nous inspirer des Maccabim et nous aussi, quand nous sommes assaillis par l’obscurité de l’épreuve, quand il nous semble être débordés par notre yester hara de ne pas prendre en considération ce qui nous semble être la réalité et de nous annuler complètement devant la volonté d’Hachem en agissant et faisant sa volonté même s’il semble que nous pourrons personnellement beaucoup y perdre.

Rabbi Nathan nous dit que même si nous ne parvenons pas à nous annuler complètement comme l’ont fait ces grands tsadikim qu’étaient les Maccabim on peut arriver à s’annuler ne serait-ce qu’une heure et mériter de voir tous nos ennuis fondre comme la neige au soleil.

Par Aharon Chetrit

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