La Mitsva de la Brit Mila selon Rabbi Nahman

Posté par  admin   à        mercredi, avril 18, 2018     280 Views     Laisser vos impressions  

La Brit Mila est un des fondements du peuple juif. Revenons plus en détails sur les secrets de cette magnifique Mitsva.

L’influence de la Orla 
Votre épouse vient de mettre au monde un garçon, Mazal tov !

La Brit mila ( Circoncision) va avoir lieu au huitième jour de la naissance du bébé. Ce n’est qu’après  avoir vécu 7 jours que le nourrisson va se voir enlever le prépuce nommé en hébreu « Orla ». La « Orla » exerce une puissante influence sur la vie d’un juif puisqu’elle l’empêche de maîtriser ses pulsions sexuelles.

Rabbi Nathan nous explique que c’est en cela que la Orla symbolise « le Mal » dans son plus haut niveau. Le Mal dont il est question c’est la pulsion sexuelle qui devient une tendance qui pousse un homme à utiliser sa fonction génitale pour son unique plaisir et le détourner de son véritable but qui est de procréer et d’emmener ainsi de nouvelles âmes juives sur terre.

7 jours d’attente

Plusieurs questions se posent alors; première question: pourquoi si cette Orla est si pernicieuse Dieu a-t’il voulu que les juifs en soient dotés.Deuxième question: pourquoi faut-il attendre 7 jours? Autant s’en défaire dès le premier ou le deuxième jour.   

La plupart des aliments végétaux sont recouvert d’une peau et cette peau doit être enlevée pour pouvoir arriver au fruit. Dans la spiritualité c‘est la même chose le mal, l’écorce, précède le bien et il s’agit d’annuler ce Mal pour que le Bien ait une chance de s’exprimer. C’est pour cela que dans la Kabbalah les forces du Mal sont appelées « Klipa » (écorce ou peau). Ce n’est qu’en  enlevant la « Orla » de façon définitive que l’on donne une possibilité à l’Homme de maîtriser cette pulsion souvent dévastatrice quand elle n’est pas dominée.

Une arme contre les forces du mal

La « Orla » exerce une puissante influence négative sur tout être qui en est encore doté. Avec cette « Orla »  il est impossible d’entrer dans la sainteté, car il est impossible de faire face aux attaques des forces du mal qui se concentrent à faire chuter l’Homme dans des fautes sexuelles comme celles des « rapports en vain » c’est à dire des rapports sexuels qui ne visent pas à la procréation ( tous les rapports qu’un homme peut avoir en dehors du mariage). Les 7 jours pendant lesquels le nourrisson va cohabiter avec cette mauvaise peau vont le marquer pour toujours. Son corps aura été imprégné d’une certaine pulsion, une tendance qu’il devra combattre tout au long de sa vie.

Un niveau de sainteté

Rabbi Nahman nous explique qu’en réalité l’Homme, principalement, n’est venu dans ce monde que pour surmonter cette épreuve de la tentation sexuelle. La Brit mila est donc l’acte qui fait rentrer un juif dans « l’alliance sainte » avec Dieu. C’est à dire que chaque juif circoncis a déjà un certain niveau de sainteté car il est en mesure de se battre et il peut vaincre. Mais la tendance est tout de même présente en lui car elle a été gravée pendant ces 7 jours de  fréquentation forcée avec cette maléfique « Orla ». Toute sa vie, s’il souhaite étudier la Torah et faire les mitsvot, son but unique et authentique dans ce monde, il devra rester « Kadoch » qui en hébreu veut dire saint mais aussi « séparé ». Il devra donc se séparer de tout ce qui serait susceptible de provoquer une excitation sexuelle hors du cadre des rapports conjugaux avec son épouse.

Dieu a donc souhaité, en créant l’Homme avec une « Orla », introduire cette dangereuse pulsion et  lui offrir ainsi, lorsqu’il parviendra à y résister, la possibilité d’être méritant. C’est donc ainsi que Dieu va installer la notion de libre arbitre qui Lui est si chère puisque l’Homme n’a été créé que pour pouvoir exprimer son libre arbitre. Non seulement Il pourra pourra acquérir du mérite mais il pourra aussi en gravissant les niveaux de maîtrise de cette « alliance sainte » se hisser au rang de Tsadik (Juste). Le Zohar décrit le Tsadik comme celui qui garde le Brit. Yossef en surmontant son épreuve face à la femme de son maître égyptien Poutifar a ainsi mérité le nom de Yossef Hatsadik.

La Torah, le pilier du monde

Le monde n’existe que parce que  la Torah est respectée. Et si La Torah s’appelle Brit c’est parce que son accomplissement dépend principalement de si oui ou non les juifs gardent l’alliance sainte au niveau individuel. On voit d’ailleurs qu’à l’époque de Noah Dieu décréta le déluge et détruisit son monde car comme il est écrit, il constata que « toutes les créatures sur terre avaient perverti leur voie» en d’autres termes qu’elles avaient endommagés l’alliance sainte.

En vérité, tous les domaines de notre vie dépendent de comment nous allons réussir à rester « Kadoch ».  Ainsi, tous les problèmes de « parnassa » (subsistance) sont directement liés à notre sainteté personnelle. Les graves problèmes de Chalom Bait ( harmonie du couple) que connaît notre génération sont pour la plupart la conséquence de nos écarts dans ce domaine.

Il est important de préciser que par écart on n’entend pas uniquement le rapport en vain en soi. Le simple fait de voir des femmes qui ne sont pas habillées avec Tsniout (modestement) est un écart. De même avoir des conversations trop amicales ou regarder avec insistance une femme autre que la sienne entraîne des pensées malsaines qui nous coupent toute possibilité de ressentir la présence d’Hachem dans notre vie.

A nous de comprendre que la Brit mila fait rentrer un juif, alors qu’il n’a que huit jours, dans une sphère privilégiée celle où l’on va côtoyer Dieu et ressentir les plus grandes délectations.

A nous de nous battre pour ne jamais sortir de cette sphère même s’ il en coûte de grands efforts et des sacrifices car la douleur engendrée par ces sacrifices n’est rien comparée à celle d’une vie déconnectée de la source de toute vie et du bonheur véritable sur terre.

Aharon Chetrit

Source: Likuthé Alakhot Hilkhot Brit Mila

 

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