La naissance du Maître

Posté par  admin   à        lundi, novembre 23, 2015     1727 Views     Laisser vos impressions  

Par Meir Haddad

Rabbi Na’hman de Breslev naît le 1er Nissan 5532 (4 avril 1772) dans la maison de son arrière-grand-père, le Baal-Chem-Tov, à Médziboz. Il disparaît le 18 Tichri 5571 (16 octobre 1810) en la ville de Ouman, aujourd’hui lieu de pèlerinage pour des millions de juifs à travers le monde.

Rabbi Na’hman, fondateur de la ‘hassidout Breslev – est le Seul et Unique Rabbi, il n’a pas de successeur. Ceux qui étudient et appliquent ses enseignements, avec amour et fraternité, deviennent ses disciples véritables. Le puissant caractère de ses messages – « Mon Feu brûlera jusqu’au Machia’h » « C’est une grande mitsva d’être toujours dans la Joie » « Le désespoir n’existe pas » « Le Tikoun Haklali, remède universel » « Dialoguer avec l’Eternel est d’une Valeur supérieure à tout » etc – apporte Lumière et Réconfort à chaque Juif, au-delà du temps et de l’espace, là où il se trouve.

L’ascendance du Rebbe remonte au Roi David. Son père Sim’ha, est le fils du Tsadik Rabbi Na’hman Horodenker. Sa mère Feïgué, est la petite-fille du Baal-Chem-Tov. Il a deux frères – Rabbi Yé’hiel Tsvi et Rabbi Yisroël Mes, et une sœur – Perl.
Dans son enseignement, Rabbi Na’hman préconise joie, prière, une foi simple et un entretien personnel au quotidien avec le Créateur; il prescrit une étude volontaire et approfondie de la Sainte Torah, accompagnée systématiquement de sa mise en pratique.

Dès l’âge de 4 ans, il s’attache à Dieu, et entreprend un dialogue avec le Créateur qui ne cessera jamais. Ses 6 ans atteints, il se rend régulièrement la nuit, seul, sur le kévèr du Baal-Chem-Tov; il y prie en quête de nouvelles voies pour le service divin; afin de se purifier, il brise la glace des mikvaôt et s’y trempe, même en plein hiver…
Encore enfant, le Tsadik précoce débourse de son argent personnel, trois pièces pour chaque page supplémentaire de Talmud étudiée.

Nuit et jour, il implore en larmes la Miséricorde de l’Eternel et crie de tout son être: « Mon Père, aie pitié! Rapproche-moi de ta Compréhension, de ton Service! ». Il a 7 ans à peine.
Pourtant, le Tsadik ne reste pas isolé. Il joue avec les enfants de son âge, mais sa grandeur spirituelle, il la dissimule et ne la révèle point. Il étudie le Réchith-‘Hokhma à de nombreuses reprises. Et bientôt, maîtrisant toute la Torah – lors de sa troisième étude consécutive du Choul’han-‘Aroukh, il rattache chaque loi à son sens ésotérique.

Aujourd’hui, la réputation de Rabbi Na’hman n’est plus à confirmer. On étudie la perfection de son œuvre dans toutes les langues, sous ses moindres facettes, dans les cercles et écoles les plus prestigieux de par le monde. La profondeur d’analyse du Rebbe demeure inégalée, dans l’étude de la Torah écrite comme orale, qui étaient disposées devant lui comme un livre ouvert.

Isolé dans la forêt ou au fil de l’eau sur une barque, dissimulé dans son grenier, durant les treize années précédant sa Bar-Mitsva, Rabbi Na’hman élabore et consolide les bases de son œuvre. Il déclarera: « Mon élévation provient d’un travail personnel, elle n’est pas le fait de mon ascendance ».

Juste après sa Bar-Mitsva, Rabbi Na’hman épouse Sashia, la fille de Rabbi Ephraïm d’Oussyatin. Le jour de son mariage, il s’attache un premier disciple, Rabbi Chimeôn (Tsadik de renom, bien plus âgé que son jeune Maître, qui déclarera: « je me suis lié à un enfant ») – qui deviendra son confident et fidèle serviteur, l’accompagnera dans son périple en Terre Sainte, et obtiendra la promesse de le servir jusque dans le Monde Futur…

Meir HADDAD shabat.breslev@gmail.com

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