La purification du mois d’Eloul

Posté par  admin   à        vendredi, août 29, 2014     986 Views     Laisser vos impressions  

«Eloul est lié à l’observance de l’Alliance» (Lm II,87). C’est pour cette raison que nous devons nous sanctifier et nous purifier, afin d’accroître notre niveau de sainteté durant ce mois.

Le mois du repentir 

Il y a un double avantage à observer l’Alliance pendant Eloul: d’abord ce mois est propice au repentir, ensuite les progrès spirituels que nous ferons pendant ces trente jours nous permettront de nous préparer pour le Jour du Jugement.

Les méditations cabalistiques du mois d’Eloul se concentrent sur la nécessité de se purifier de l’orgueil et de l’insolence (LM II,82). Rabbi Nahman nous enseigne également comment faireTéchouvah. Il explique: «Notre but ultime est la connaissance de Dieu, et la seule manière d’appréhender la Gloire de Dieu est de négliger son propre prestige: l’essentiel de la Téchouvah consiste à se taire lorsqu’on subit un affront et à ne pas répondre. Cela signifie qu’il faut accepter en silence la honte et les insultes: ils constituent en soi l’essence du repentir.

Ne pas répondre aux humiliations

Et si nous savions combien les vexations nous nettoient de nos fautes, nous ne songerions pas à répliquer, et encore moins à nous venger. Car en vérité, le pécheur devrait faire de nombreux jeûnes et subir de grandes mortifications pour purifier son corps. L’essentiel du repentir et du pardon résidant dans le silence, il n’est donc plus nécessaire de jeûner et de se mortifier pour se faire pardonner. Les péchés et les plaisirs de ce monde souillent le sang du Juif. En se taisant après un affront, le sang souillé se trouvant dans la cavité gauche (siège du mauvais penchant) diminue et tue ainsi notre mauvaise nature.»(LM, 6)

Le chofar, un appel vers la Téchouva

Une fois, un premier jour du mois d’Eloul, Rabénou se trouvait en compagnie de Rabbi Nathan près de la synagogue, faisant ses va-et-vient habituels. Soudain, il demanda à son disciple, s’il avait éprouvé une certaine crainte durant ce jour. Quant à lui, il avoua avoir éprouvé une crainte extrême en entendant le chofar sonner. Il fut très impressionné et frissonna d’effroi. Il expliqua ensuite comment Eloul est composé des premières lettres du verset précité: «Eth Lévavèkha Véèth Lèvav… [Et l’Eternel, ton Dieu, circoncira] ton cœur et le cœur de ta postérité» (Deut. 30,6), forment le mot ELOuL. Quand on mérite de ressentir sincèrement la peine provoquée par ses péchés, pour toutes les gouttes de semence émises en vain, ou qui se sont transformées en descendance, le cœur doit aussi ressentir cette douleur. Là où elles se trouvent, elles doivent nécessairement avoir de la peine quand le cœur de leur père se réveille, et qu’il ressent la douleur causée par ses péchés…

— J’ai ressenti cela aujourd’hui, dit-il. J’ai littéralement frissonné en entendant le son du chofar. Ma fille Odèle est ensuite venue me voir et m’a dit:
— Ma chair a frissonné et mon cœur a tremblé lorsque j’ai entendu le chofar.
— J’ai pu constater que quand le cœur du père est en émoi, le cœur de sa semence, ses enfants ou d’autres gouttes, à Dieu ne plaise, le sont aussi… car le cœur du père ressent sincèrement sa douleur. (LM 141).
Extrait du livre « Ouman, Ouman Roch Hachana »- Keren Rabbi Israel Ber Odesser – Na’hman meouan

 

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