5 principes clés pour le « Chalom Bait »

Posté par  admin   à        lundi, janvier 19, 2015     1330 Views     Laisser vos impressions  

Par Aharon Chetrit

La lecture de cet article est réservée aux hommes.

1. La femme, une « aide-contre » l’Homme.

La Torah appelle la femme « Ezer kenegdo ». Ezer veut dire « une aide » car le rôle d’une femme est d’aider son mari. Soyons clair, nous ne parlons pas ici de l’aider à porter les valises au retour d’un voyage ou de faire le bricolage de la maison à sa place. Elle est là pour l’aider à remplir sa véritable mission sur terre : faire la volonté de Dieu. C’est comme ça, nous ne pouvons pas y échapper ! Dieu est Le maître du monde et il nous a créés dans un but précis. Il souhaite que nous étudions la Torah et que nous prions pour tous nos besoins. Il veut que nous réalisions ses commandements dans la joie et que nous le remercions pour tous les bienfaits qu’Il nous prodigue. Tout ça bien sûr pas pour Lui, mais pour notre bien dans ce monde et dans le monde à venir. Si un homme se trouve à la poursuite de cet objectif authentique alors sa femme donnera tout pour qu’il y parvienne. Par contre, plus il s’en écartera plus elle sera «  Kénegdo » c’est à dire contre lui. « Kala » en hébreu veut dire mariée, mais, dans la racine du mot se trouve le verbe détruire. Une épouse peut tout aussi bien aider à construire qu’elle peut détruire… son mari. Pourquoi Dieu aiderait-il (au travers de la femme qu’il lui a donné) l’homme à aller dans une direction tout autre que celle qu’il a prévu pour lui ? L’opposition de la femme envers son mari « rebelle » se manifestera sous diverses formes et sera bien entendu, à l’origine de beaucoup de disputes.

 

2. On ne rejette pas quelqu’un qui veut nous aider

Souvent, quand les choses ne vont pas dans un couple, l’homme a toute une liste de reproches à faire à sa femme. Elle ne le valorise pas, l’humilie, dépense l’argent de façon inconsidérée, ne respecte pas sa mère… la liste est longue. Comme nous l’avons énoncé dans le principe numéro 1, elle est contre lui. Alors, la réaction classique, c’est de s’opposer aussi à elle, de la critiquer et même parfois de se venger. Cette attitude de l’homme est bien infantile et tout à fait stérile car tout ce que fait la femme, même quand cela lui semble négatif est là pour l’aider. En quoi me demanderez-vous ? A prendre conscience qu’il n’est pas en train d’emprunter le bon chemin. Si ma femme a telle ou telle attitude reprochable je dois d’abord chercher à me remettre en question. Pourquoi cela m’arrive ? Quel est le message que Dieu veut me transmettre ? Que puis-je améliorer dans mon comportement ? Si avant de se précipiter à la charge contre sa femme l’homme commençait à examiner ses actes, il éviterait et règlerait un grand nombre de conflits inutiles. Mettez-vous à la place de Dieu, comment parviendrait-Il à nous réveiller quand nous nous égarons, s’Il ne nous envoie pas quelques petits électrochocs ? Notre femme n’est ni plus ni moins – et souvent sans en être consciente – là pour transmettre ces électrochocs. En réalité, il ne faut pas s’en prendre à elle, mais à vous -même.

 

3. Ma femme est une partie de moi

Tout le monde sait bien que, après avoir créé Adam, le premier homme, Dieu créa la femme à partir de sa côte. Pourquoi n’a-t-Il pas utilisé la poussière, comme il l’avait fait pour Adam ? Pourquoi voulu t-il justement la créer en prenant une partie de lui ? Le message que nous devons tirer de ce détail fondamental du récit de la création, est que notre femme est en réalité une partie de nous. Le Zohar explique que quand une âme vient dans le monde elle est divisée en deux parties, une partie féminine et une partie masculine. Chacune d’entre elles vont être placées dans un corps et venir au monde pour prendre chacune des trajectoires de vie différentes. Un jour, elles se retrouvent et s’unissent à nouveau pour former une seule et même entité. Le défi est de taille. La plupart des hommes qui ne parviennent pas à le relever, échouent parce qu’ils ne comprennent pas que leur femme est une partie d’eux-mêmes et doit être traitée avec tous les égards du monde, avec toute la gentillesse et la délicatesse dont elle a besoin pour se sentir bien à ses côtés et ce même si les choses vont mal, même si elle a quelques défaillances, même si elle n’est pas, semble-t-il, à la hauteur. On n’a jamais vu un homme faire des reproches à ses jambes parce qu’elles sont lourdes, critiquer ses yeux qui ne voient pas bien, ou injurier son ventre qui a pris quelques bourrelets !

Ma femme est une partie de moi. A moi de lui donner ce dont elle a besoin pour qu’elle s’épanouisse à mes côtés et à être patient avec elle comme je dois être patient avec moi-même.

 

 4. Subir les humiliations et se taire

Rabbi Na’hman nous enseigne que l’essentiel du travail de la personne qui veut revenir vers Dieu est de se taire face à l’humiliation. Si un homme se retient et ne laisse pas exploser sa colère quand quelqu’un l’humilie alors il va tout simplement se purifier c’est à dire extirper de lui un grand nombre de fautes. C’est un exercice très difficile, mais la récompense est élevée. Souvent notre femme nous dit ou fait quelque chose qui nous humilie. Dans la plupart des cas notre réaction est l’incompréhension et la colère. Pour certains cette colère va s’exprimer par une riposte foudroyante, d’autres par un silence et une colère intérieure qui se transformera en une grande rancœur qui tôt ou tard fera surface et causera du mal à l’un comme à l’autre. Dommage… si seulement nous pouvions vivre ces situations avec plus de Emouna, si seulement nous arrivions à comprendre que certains moments amers sont envoyés par le ciel pour nous permettre de rectifier nos égarements passés, alors nous accepterions plus facilement que notre femme nous « passe un savon » de temps à autre, sans laisser la colère nous emporter.

 

5. Quand ça ne va pas, c’est à cause de l’égo.

Quand les choses ne marchent pas comme on le voudrait dans son couple et même dans sa vie en générale, l’homme doit savoir que, dans la majeur partie des cas, c’est un signe qu’il a de l’orgueil. Si les choses ne se passent pas comme il le souhaite, c’est parce que son orgueil lui dicte de se comporter comme si c’était lui seul qui avait le contrôle total de sa vie, sans y voir la présence du Maître du monde. Alors qu’en réalité, il doit chercher à se soumettre à Lui avant tout. L’humilité est la qualité la plus importante à acquérir car c’est n’est qu’en étant un tant soit peu humble qu’un homme peut en arriver à saisir dans son cœur que Dieu est là à chaque instant, près de lui, et qu’il doit faire de son mieux pour vivre selon ses prescriptions et non pas selon ce que son propre esprit, bien étriqué, comparé à la sagesse divine, croit qu’il faut faire. Le problème numéro un des couples qui ne s’entendent pas est qu’ils ne vivent pas ou pas assez selon les préceptes de la Torah et ne se remettent pas non plus en question. Quand une personne n‘est pas guidée par la Torah pour prendre ses décisions, alors forcément, elles s’enfoncent dans des chemins égarés et seule la remise en question et la téchouva pourront lui permettre de rectifier le tir. Le Chalom bait est la résultante d’un effort commun et constant de la part de l’homme et de la femme, de vivre comme Dieu le leur demande. Ainsi, plus ils iront dans cette voie, plus la joie, la sérénité et l’harmonie s’installeront dans leur vie.

 

Note importante : Tous ces principes ne sont valables que si la femme a une certaine crainte de Dieu et désire elle-même progresser et faire plus de place dans sa vie à la Torah et aux mitsvot. Si elle est complètement opposée et que l’homme a fait de nombreuses tentatives de la convaincre alors il devra consulter un Rav qui pourra dans certains cas extrêmes recommander le divorce. Par contre si la femme désire avancer et qu’elle montre une opposition sur certains points de pratique, l’homme devra être patient avec elle, étudier pour lui enseigner, prier pour son progrès et surtout faire preuve de délicatesse et de pédagogie.

Il arrive parfois qu’une femme qui souhaite avancer , s’oppose tout de même à certains pas que son mari veut réaliser dans sa pratique. Cette opposition est parfois envoyée par Hachem pour créer un obstacle à l’homme dont le seul but sera d’augmenter son désir de faire cette chose. Une fois qu’il aura montré à quel point il y tient, alors l’obstacle tombera , et sa femme sera consentante.

Sources de l’article: Paracha Béréchit , Zohar ,enseignements 6 Likuté Moharane I, 92 et 97 Likuté Moharane II

 

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