Les enfants de « coeur »

Posté par  admin   à        mercredi, novembre 4, 2015     391 Views     Laisser vos impressions  

Par Meir Hadad

L’Education dans Breslev

Le Juif n’est pas un homme ordinaire. Fils de D.ieu au sein d’un Peuple Elu pour l’éternité, la création du monde lui est attitrée et l’humanité entière œuvre pour sa réussite providentielle.

Dans la plupart des civilisations, l’éducation de l’enfant s’achève à peu près à l’âge « adulte ». L’individu se considère désormais accompli, prêt à affronter son destin. Chez les juifs, baignés de spiritualité divine exacerbée, la phase d’apprentissage ne s’achèvera jamais. L’israélite exigeant s’interdit d’être vieux, il investit son existence a questionner, rechercher et analyser l’enseignement inhérent à chaque situation, de sa naissance à son exit pour un monde meilleur car fondamentalement éternel.

Or l’éducation de l’homme ne se résume pas à des formules magiques, mais plutôt à de merveilleux instruments. Le premier: l’Amour. Tout pédagogue honnête le clamera: Réussir une éducation, c’est déclarer a l’autre: « Je t’aime », non pas seulement le penser, l’exprimer. Sinon l’autre ne croira pas, n’entendra ni n’acceptera. Attention cependant de ne pas déraper, la différence entre aimer et gâter reste très subtile. A nous de laisser l’enfant-l’élève « gérer » et assumer son développement, tant qu’il en est capable, sera la meilleure preuve d’amour, et la plus efficace. Le Rebbe avait pour devise de conseiller aux parents: laissez vos enfants « grandir seul », c’est-à-dire « Responsabilisez-les au maximum ».

Effectivement, la tache des parents-éducateurs n’est pas simple. Le Rebbe répétait souvent: « Savoir transmettre… ». Car « donner une éducation », c’est se donner en charité. C’est aussi, bien entendu, pleurer et prier pour éviter les écueils, remercier et exalter D.ieu en espérant Son Contentement.

Alors, comment s’y prend-on? Eduquer avant tout par la Parole. Nos maitres nous conseillent: des qu’un enfant commence a parler, son père lui enseignera un langage de sainteté et de pudeur, le « Tora tsiva lanou » de Moché et son « Chema Israël ». Car la parole détient un grand pouvoir, et plus l’age est tendre, davantage l’enseignement s’incruste et ne perd plus. Un parchemin vierge donne de bien meilleurs résultats qu’un autre gommé. « Tora Tefila Mitsvot et Actions charitables » au plus tôt, c’est précieux et sans equivalent. L’élève prendra l’habitude de combattre dans les guerres divines, sur un sentier de rectitude, il ne s’éloignera pas « du Troupeau ».

La Tora nous demande de converser avec l’enfant dès qu’il s’exprime, et a fortiori avec les adolescents etc qui accomplissent déjà des mitsvot, mettent les tefiline et s’entretiennent de crainte divine au quotidien. Car le temps passe vite et il deviendra difficile ensuite d’accaparer leur attention.

Rappelons que l’ange satanique s’opposa a la création de l’homme et au don de la Sainte Torah. Pourquoi? l’Eternel souhaite ardemment le service de l’homme, plus encore lorsqu’il s’agit d’enfants et d’adolescents, comme l’expriment les Psaumes du Roi David (8,3): « Par la bouche des enfants et des nourrissons Tu as fondé Ta Puissance. En dépit de Tes détracteurs, Tu réduis à l’impuissance ennemis et adversaires rancuniers ». Le sang sacré des enfants bouillonne et s’enflamme au service divin. Et si le combat humain est long, lorsqu’il commence très tôt, cela donne de bien meilleures chances d’obtenir la victoire. Heureux celui qui bataille toute sa vie pour D.ieu. « C’est une bonne chose pour l’homme de porter le joug dès sa jeunesse » (Lamentations 3,27)

Une carte-maitresse de l’éducation, sera de croire aux paroles de nos Sages. Car, de même que l’enfant s’en remet aux parents qui lui enseignent Tora et Téfila, nous avons tous besoin de nous confier aux Tsadikim Authentiques qui nous guident sur le chemin de D.ieu, eux seuls nous feront pénétrer dans le Palais du Roi. A un enfant nous enseignerons des choses simples à réaliser, qui lui seront très précieuses. A l’adulte, nous apprendrons le chemin de l’ascèse et de la retenue, la conduite qui fortifie la confiance en nos sages, et permet d’entrevoir la Lumière de nos Patriarches, du Chabbat etc

Alors, éduquer oui, mais en quelle occasion et à quelle fréquence? Dès le matin, au lever, en tant que symbolique de renaissance. « L’Eternel m’a dit: Tu es mon fils, c’est Moi qui, aujourd’hui, t’ai engendré! » (Psaume 2,7). Le Juif conscient [cieux] re-commence son éducation sans répit, il explore le temps et l’espace, à la recherche du pourquoi et du comment de toute chose, il appréhende son ultime finalité – qui est de Gouverner les Anges, non pas par prétention ni soif de pouvoir, à D.ieu ne plaise, mais plutôt par acquis de conscience, en considération de son origine supérieure et de son rôle privilégié. L’angélique jalousie sera neutralisée à la vue de nos Tsitsit, première mitsva matinale, symbole de notre Fidélité au Trône Divin.

L’éducation dans Breslev prépare l’élève à s’imprégner de la Lumière du Tsadik – Expert en Parole Divine, pour la partager avec ses compagnons d’étude, tout en l’intégrant lors de l’Hitbodedut (Dialogue avec le Créateur). Le Cœur lié fortement à l’Eternel, sera ainsi purifié de toute honte et brisure – origines des amours pervers, et même le profane exilé pourra exprimer sa Sainteté. Pleurer et se lamenter pour ces enfants perdus dans des systèmes éducatifs redoutables et incontournables – diriges par qq mécréants accomplis et réputés pour leur méchanceté, qui éloignent l’individu de son objectif, lui enseignant des matières inutiles voire néfastes a son développement, des sciences sans interet des langues de peuples étrangers idolâtres, ennemis de la Torah. Ils impurifient leur souffle innocent et sacré, et les déracinent de la vie véritable depuis leur plus jeune age, de l’Eternel et de la Tora. Ils les habituent aux usages païens et a leurs costumes, pour leur faire hériter finalement de l’enfer. Constatons simplement les résultats: des incroyants connus, pires que des hérétiques, transgressant le Chabbat en public, raillant la Tora toute entière et encore plus celle orale, juste pour denigrer la Sagesse de nos Maitres. Car ils en sont à   וַיִּלְמְדוּ בַגּוֹיִם « וַיִּתְעָרְבוּ לה): קו,(תְּהִלִּיםמַעֲשֵׂיהֶם ». Et n’ont pas applique וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב (וַיִּקְרָא יח, ג): « וּבְחֻקֹּתֵיהֶם לֹא תֵלֵכוּ »

Eduquer pour aller sur le chemin de D.ieu, en commençant par purifier son imagination, allumer son intelligence, sa perception du monde, le séparant de la condition animale du goy, dominé par ses instincts et l’assouvissement de désirs bestiaux. Le Juif croyant s’élève chaque jour davantage, dans une recherche exigeante, telle une hanoukia qui augmente son intensite jusqu’au 8eme jour. Sachant que le plus dur, c’est le commencement, puis chaque effort supplémentaire reçoit de la base, des forces de l’origine de la recherche [la lumière du 1er jour est permanente toute la fête]

Trier et retirer le bien du mal, filtrer le permis de l’interdit.Et parvenir au contentement de l’Eternel. Interdire d’être vieux, renaitre chaque jour, et se dire que l’on repart de zéro, recommencer a se former s’éduquer rechercher etc je commence aujourd’hui a exister.

Ehye (21) * Ehye (21) = Emet (441) et l’essentiel c’est la Vérité. Commencer a exister c’est bien c’est une chance mais qui comporte aussi le risqué de se tromper de chemin [mensonge, fautes, etc] … Eduquer, c’est aussi renforcer ceux qui sont bas, leur confirmer que D.ieu est la, les accompagne les soutient. Et apprendre a ceux qui savent,qu’ils sont encore loin du but de la finalité. Eveiller l’audace, la bravoure seul moyen de pénétrer le monde de la sainteté, l’espoir, la joie la confiance. La nourriture de la flamme, c’est l’huile, celle qui se consume, celle dont on oint ou dont on s’alimente. L’huile attire par le service des Tsadikim authentiques, c’est une notion de ketarim [na’asse ve-nishma, faire et comprendre, tora et tefila].  L’audace c’est la voix de sainteté, c’est le feu la flamme du service divin, comme  הָאֵשׁ מִתּוֹךְ שָׁמַעְנוּוְקוֹלוֹ ou encore   שִׂימֵנִי ח): הַשִּׁירִים (שִׁיר בְּחִינַת וְזֶה אֵשׁ. לַהֲבוֹת חֹצֵב ה’קוֹלכַחוֹתָם עַל לִבֶּךָ כַּחוֹתָם עַל זְרוֹעֶךָ כִּי עַזָּה כַמָּוֶת אַהֲבָה קָשָׁה כִשְׁאוֹל קִנְאָה רְשָׁפֶיהָ רִשְׁפֵּי אֵשׁ שַׁלְהֶבֶתְיָה וְכוּ’

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