Lettre a Ra’hel

Posté par  admin   à        jeudi, octobre 29, 2020     120 Views     Laisser vos impressions  

Une lettre que j’ai écrit l’année dernière…

Ra’hel,
régulièrement je viens te voir, lorsque j’ai le cœur plein, que j’ai besoin de me ressourcer, de m’épancher, quand je ne vois aucune solution à mes problèmes. Je cours alors chez toi verser mes larmes qui se mêleront à celles de toutes ces autres femmes qui, elles aussi, cherchent chez toi le réconfort.
Je ne prévois pas toujours mes visites, c’est en général, sur un coup de tête, ou un besoin pas toujours raisonné de venir.
Je réalise aujourd’hui, la chance que nous avons de t’avoir. Et la chance aussi de t’avoir si proche. Je parle pour les juifs du monde entier et encore plus pour ceux d’Israël et surtout ceux de Jérusalem et ses alentours.
Je vois en cela une marque d’amour d’Hachem à notre égard.
Ce dernier exil , si long, et parsemé de tant d’épreuve, nous le traversons, certes, mais pas seuls, D’ nous a envoyé ces tsadikims et tsadikots vivants ou plus de ce monde mais qui n’ont de cesse de chercher à nous aider à réaliser la raison de notre venue sur terre, à nous éclairer pour que nous parvenions à réparer ce que nous sommes venus réparer. Ils sont pour moi, encore une preuve de combien Hachem nous aime et prend soin de nous.
Je m’aperçois aujour’hui que lorsque j’arrive chez toi Ra’hel, mon esprit est plein de mes soucis, mes problèmes et je t’implore de jouer pour moi le role de défenseur auprès de D’, de Le convaincre d’alléger ces derniers.
Ta Hiloula cette année, a éveillé en moi, un nouveau sentiment. J’ai réalisé combien d’amour tu avais pour nous. Combien chaque personne qui te pèlerine, tu l’attends avec impatience, tu es heureuse de sa visite . En réalité, lorsque nous venons, tu vois notre nechama, et alors se crée une fusion, une fusion de nechamots. Tu es pleine d’amour et de miséricorde, et lorsque je pénètre l’enceinte où tu reposes, je comprends que bien que nous sommes nombreuses à te demander d’hater le gueoula, nous sommes chacune unique pour toi. Tu as voué ta vie au emet. Lorsque tu as transmis ces fameux signes à Léa, ta sœur, et l’a laissée entrer sous la houpa à ta place, c’était parceque tu avais compris que tu ne pouvais pas la laisser avoir honte en public . Nos sages nous disent qu’il vaut mieux qu’un homme se jette dans une fournaise ardente que de faire honte à son prochain. Pour toi, l’équation était évidente. Si Hachem demande de ne pas faire honte à son prochain, ton devoir est alors de transmettre les signes à ta sœur, le reste n’a plus d’importance. Perdre Yaakov, et qui sait, risquer de devoir épouser Essav, ne pas être la mere du Am Israël …tout cela tu l’as mis de côté pour obéir à cette voix interieure de recherche du emet.
Cette voix qui résonne en toi et qui te dit:
« Mais qu’est ce que D’ attend de moi en cet instant precis? »
C’est la question qui a guidé ta vie, et lorsque je te fais part de mes soucis, là bas, sur la route de Beth Lehem, tu tentes avec toute ta sagesse d’éclairer en moi cette voie interieure, de m’aider autant que tu le peux à voir plus clair dans ma vie, et de la même manière que lorsque D’ exila les juifs en Babylonie, tu sautas, comme nous dit le midrach pour prendre leur défense, aujourd’hui encore, tu prends ma défense, notre defense et te mets en long et en large pour réveiller la miséricorde divine . Merci Hachem, merci Ra’hel, et aide moi à apprendre de toi….et comme le dit le Rav Chmoulevits zatsal:
 » D’ te dit Rahel, cesse de pleurer mais moi Hayim, ton fils, te demande et te suppie, continue de pleurer Ra’hel, car tes pleurs ont une force de persuation unique….  »

Cette lettre date de l’année dernière.
Bien évidemment cette année, le tombeau fermé, le virus qui fait rage, les problèmes de tout ordre que nous rencontrons, rendent cet appel encore plus urgent …🌷🌷🌷🌷

Léa Bennaim pour Ayeh.fr.

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