Promenons nous dans les bois

Posté par  admin   à        mercredi, août 12, 2020     134 Views     Laisser vos impressions  

 

Les vacances sont une invitation à sortir. Les israéliens, en particulier, sont très fervents d’excursions en tous genres. En Israël, vous verrez des familles entières sortir en randonnées, grimper, escalader, nager, l’essentiel étant de se décontracter, de profiter en famille et de prendre des forces en vue de la nouvelle année.

Mais ces sorties ne sont elles qu’une réponse à des des besoins physiques ou peut on voir en elles également un besoin spirituel, un appel de l’âme qui sent le mois de Eloul pointer son nez? Bien évidemment, à priori, sortir répond aux besoins de se donner du répit, de ressentir du renouveau et du bon temps passé en famille. Mais en réalité, le juif a la capacité de transformer ses actes quotidiens en moyen de s’élever également spirituellement.

Les sages, dont Rabbi Moché ‘Haim Luzzato, nous enseignent que D’ a créé ce monde pour nous donner. D’ étant le Bien par excellence, Il a désiré nous faire partager de son Bien en créant ce monde. Pour apprécier ce bien, l’homme doit exercer son regard et apprendre à réaliser tout ce que D’ lui donne jour après jour, et cesser de mettre le focus sur ce qu’il lui manque.

La nature fait partie des cadeaux dont D’ nous a gratifiés. L’été est la saison où nous avons la chance de pouvoir réaliser l’amour que D’ nous porte à travers le fait d’observer ses merveilles. Le Rambam nous enseigne même que l’observation de la nature et des phénomenes naturels est un moyen d’accéder à l’amour de D’.
Les couleurs, les formes, les odeurs, tout est merveilleusement et minutieusement précis, organisé et… à notre portée.
Les Tsadikim savent retrouver D’ à travers une simple promenade. On raconte que le ‘Hazon Ich disait qu’il ne pouvait contempler trop longuement les fleurs car il ressentait une émotion si forte devant celles-ci que cela l’affaiblissait.
Le Baal chem Tov et son arrière petit fils Rabbi Na’hman de Breslev mettront beaucoup en avant la force de la nature à nous réveiller et à sentir la proximité de D’.

Le Baal Chem Tov expliquera à son élève le Rav Yaakov Yossef de Polnéa que les arbres et la verdure chantent un hymne à D’ comme mentionné dans le Perek Chira.

La nature est également une leçon de Emouna.
Le Midrach nous dévoile que chaque herbe a un ange lui ordonnant de pousser, ainsi l’homme en observant la nature pourra ressentir combien D’ prend soin de lui, personnellement et à chaque instant de sa vie.
Rabbi Na’hman qui prône la Hitbodedouth en pleine nature expliquera également à son élève Rabbi Nathan que la nature elle-même chante à D’ et fait monter nos prières .
« Sache! lui dira t il, quand une personne médite dans les champs toute la végétation se joint à sa prière et en augmente l’efficacité et le pouvoir (Likoute Moharan II, 11).
Une fois Rabbi Na’hman se promenait dans une prairie, si seulement tu pouvais entendre la symphonie de l’herbe, dit il à celui qui l’accompagnait, chaque brin d’herbe chante les louanges de D’ (La sagesse de Rabbi Na’hman 163).
Bonne réflexion !!! Bonne excursion!!!

Léa Bennaim

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