Se juger du côté positif

Posté par  admin   à  ,       mercredi, février 13, 2019     548 Views     Laisser vos impressions  

Lorsqu’un homme commence à s’examiner et réalise qu’il est fort éloigné du Bien et est empli de fautes, il pourrait se décourager et ne plus être capable de prier ou de s’isoler avec Dieu. C’est pourquoi il a l’obligation de chercher, de demander et de déceler en lui-même un quelconque bien.
Chercher sans cesse 
En effet, comment serait-ce possible qu’il n’ait accompli aucun précepte ou aucune bonne action au cours de sa vie ? Et même si, lorsqu’il observe de plus près ce bien qu’il a réalisé, il s’aperçoit qu’il présente de nombreuses altérations, car il est mêlé à des intérêts personnels et à de nombreuses scories, ce peu de bien pourrait-il être totalement dépourvu de tout point positif ? Et il poursuivra ainsi son investigation, jusqu’à ce qu’il découvre en lui d’autres points positifs. Et en décelant en lui un quelconque mérite, il passera réellement de l’état de coupable à celui de méritant, ce qui lui permettra ainsi de se repentir, comme l’indique le verset : « Encore un peu et il n’y aura plus de méchant. » En d’autres termes, en découvrant en lui encore un peu de bien, là où il n’est pas appelé méchant, s’accomplira la suite du verset : « Et tu observeras sa place, il en aura disparu », c’est-à-dire qu’il ne sera plus à son niveau initial. De cette manière, il pourra se revivifier et se réjouir un tant soit peu, et pourra alors prier, chanter et louer Dieu. C’est le sens du verset : « Je chanterai mon Dieu avec ce qui me reste encore », autrement dit avec le peu de points positifs présents encore en moi, je pourrai chanter et prier Dieu. (Likouté Moharane 282)
Ne pas se démoraliser 
Voici ce qu’écrit Rabbi Nathan à ce sujet (Alime Litroufa, lettre 235), ayant recours au yiddish afin de reprendre les termes par lesquels Rabbi Nahman avait abordé ce thème, afin que ces paroles pénètrent dans le cœur de chacun pour qu’il suive cette voie avec candeur et simplicité :
« Ainsi parlait notre saint Maître : “ Lorsqu’un homme réalise qu’il gît à un très bas niveau, il lui est interdit de se démoraliser. Qu’il se revivifie et réfléchisse ainsi : ‘N’ai-je pas déjà accompli un commandement ? N’ai-je pas réalisé malgré tout une fois quelque chose de bien ? J’ai jeûné le jour de Kippour, le Neuf Av aussi, de même pour les quatre autres jeûnes, bien que ce cœur m’en ait fait beaucoup souffrir ! Je vais également de temps à autre me tremper au Mikvé, et même si j’ai causé de nombreux dégâts, que Dieu préserve, je fournis malgré tout beaucoup d’efforts et aspire réellement à sauver mon âme, etc. Et quoi qu’il en soit, je possède en moi quelques points positifs, pour avoir à plusieurs reprises accompli la volonté du Créateur.
Pour toutes ces raisons, on se doit de se redonner une nouvelle vitalité sans perdre espoir d’aucune manière.’ ” Consulte le Likouté Moharane, où tu retrouveras toutes ces paroles, et les feras pénétrer dans ton cœur une nouvelle fois. Et si, à Dieu ne plaise, le penchant au mal s’éveille quand même, il faudra par la suite emprunter à nouveau cette voie ; et ainsi, chaque jour et à chaque fois. Et dans cette démarche, Dieu nous aide beaucoup.
Pratiquer la Hidbodedout 
Il faut surtout se renforcer pour converser avec Dieu et exprimer tout ceci devant Lui : Maître du monde ! Je suis tel que je suis, comme Tu le sais, et j’ai conscience de ma douleur. Malgré tout, Tu m’as accordé une bonté éternelle, celle de m’avoir créé dans la descendance d’Israël, etc. N’ai-je pas été circoncis, n’a-t-on pas versé mon sang au huitième jour ? J’ai appris à l’école l’Aléph Béth, la prière dans le Sidour, le ‘Houmash et la Guémara, etc. Combien d’épreuves, de coups ai-je reçus de mes maîtres ? Et j’ai souvent fourni des efforts, moi aussi. Alors que faire ? Mon désir est de réaliser Ta volonté, “ mais le levain qui est pétri dans la pâte m’en empêche ”. Et si le saint Tana de la Guémara n’eut pas honte de s’exprimer ainsi, nous ne devons certainement pas nous priver de crier de la sorte devant Dieu, et d’exprimer de telles plaintes : “ Hélas ! Hélas ! Hélas ! Guewalt !
Guewalt !… ”
La délivrance arrivera, il faut s’armer de patience et de émouna  
Et si, en dépit de cela, le penchant au mal se renforce, à Dieu ne plaise, on devra crier encore et davantage. Et ainsi à chaque fois, jusqu’à ce que l’Éternel regarde et voie du haut du ciel, car Dieu ne délaisse pas, à tout jamais. Et si la délivrance tarde à poindre, il y a à cela des raisons extrêmement cachées, car les pensées divines sont très profondes. Or ceci est de toute évidence à nous attribuer, à imputer au fait que l’on ne se renforce pas dans les domaines où il conviendrait de le faire. En outre, Dieu désire les prières d’Israël et se languit d’elles, même de celles provenant du pire des pires, et Il souhaite que l’homme abonde en prières et crie vers Lui, encore et encore. »

Extrait tiré du livre « Hichtaprout hanefech » ( épanchement de l’âme) aux éditions Le Kéren Rabbi Israël- France 

Pour commander ou consulter en ligne le livre :  http://breslever.com/books/preview/40

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