La veille de Roch Hachana à Ouman

Posté par  admin   à  ,       mercredi, septembre 17, 2014     774 Views     Laisser vos impressions  

 

 

« Les autres Tsadikim souhaitent pour eux-mêmes un Roch hachanah aussi parfait que notre veille de Roch hachanah! » (‘Hayé Moharan)

A Ouman, la veille de Roch Hachanah, chacun organisera sa journée comme il lui convient. Nous vous présentons ici un certain nombre d’étapes qu’il serait bon de suivre.

Tikoun ‘Hatsot

Cet ensemble de prières appelées aussi «Lamentations de Minuit» fut composé par différents cabalistes mais institué par le Arizal. Nous devons pleurer sur la destruction du Temple et l’exil de la Chekhinah. Le moment de ‘Hatsot commence six heures après la tombée de la nuit, suivant la période de l’année, et se prolonge pendant deux heures. La veille de Roch hachanah beaucoup enchaîneront avec les Séli’hot pour terminer à l’aube par la prière du matin.

 Mikvé

Rabbi Na’hman s’écria une fois: «La première chose: mikvé!» Le mikvé représente l’espoir pour celui qui s’immerge chaque jour, d’être assuré de tout réparer. La purification de toutes nos souillures s’obtient par le mikvé. Rabbi Nathan disait que c’est seulement et uniquement lorsqu’on prendra soin de s’immerger au mikvé, que l’espoir de tout réparer, existera!

Les Dix psaumes ou le Tikoun Haklali

Donner une pièce de Tsédaka et lire le Tikoun Haklali. Il est bon de commencer par: «Je donne cet argent à la Tsédaka en l’honneur de l’âme de Rabbi Na’hman ben Feiga.»

Vidouy – Confession

La veille de Roch hachanah est propice à la confession de nos fautes. A l’époque de Rabénou, ses disciples venaient se confesser à lui. De nos jours, certains épanchent leur âme sur le tombeau du Tsadik.

Rabbi Yts’hak, un proche de Rabbi Na’hman avait un frère. Un fermier des environ le prit pour gendre à la condition qu’il étudie la Torah et devienne un étudiant zélé. Le jeune homme ne tint pas sa promesse et lorsque que les autres étudiants n’étaient pas là, il se précipitait sur la rive du fleuve pour jouer avec les poissons dans l’eau ou pour regarder le forgeron travailler. Un jour, toujours pris dans ses enfantillages, il vit arriver de loin la calèche d’un homme important. En effet celle-ci, escortée par plusieurs hommes, devait sûrement contenir un Admour [Dirigeant spirituel]. Il eut honte et il rentra à la maison. C’est Rabbi Na’hman qui se trouvait dans la calèche et dès son arrivée à l’auberge, il demanda à ce qu’on lui amène le jeune homme. L’entourage demanda qui c’était, et il répondit: «C’est le frère de mon Yts’hak!»

Rabénou réprimanda le jeune homme sur sa conduite légère et le jeune garçon eut très honte. Il se mit à pleurer longuement, et promit que dorénavant il serait un étudiant zélé. Rabénou le rapprocha beaucoup de lui et lui demanda de voyager chez lui à Roch hachanah et surtout de briser les nombreux obstacles qui allaient surgir.

La veille de Roch hachanah, le jeune homme voyagea chez Rabbi Na’hman. Il vit que tous se précipitaient chez Rabénou pour demander une rédemption de leurs péchés et faire la confession des fautes. Il les vit sortir le visage en larmes. Quelque peu intimidé par ce spectacle, il décida tout de même de rentrer à son tour chez Rabbi Na’hman, qui en l’apercevant ferma la porte et lui dit:

— Raconte ce que l’Eternel, ainsi que moi et toi, savons!

Le jeune homme ne voulut pas répondre, disant qu’il n’avait rien à dire. Rabbi Na’hman réitéra son ordre à plusieurs reprises mais l’autre s’obstina dans son refus.

Rabbi Na’hman leva alors le doigt et lui dit:

— A moi tu veux mentir? Je sais tout ce que tu fais et même quand tu te trouves dans ton lit, sous les couvertures! Et il le congédia.

Des années plus tard, le jeune voyagea de nouveau chez le Tsadik. En le voyant, Rabbi Na’hman se moqua légèrement de lui en faisant une petite blague. Le jeune homme le prit très mal et décida de ne plus venir chez leTsadik. Après le départ de Rabénou de ce monde, le jeune homme rencontra une fois Rabbi Meïr de Téplik et lui expliqua comment Rabénou l’avait écarté.

— Tu appelles cela écarté? Pour un tel Rabbi je me serai laissé piétiner, lui répondit Rabbi Meïr.

[Dans le Séfer Amidot, il est expliqué que si l’on veut rapprocher un homme de Dieu et qu’il refuse, on peut le repousser des deux mains. Et c’est ce que fit Rabbi Na’hman].

Le Talmud (Yoma 35b, 37a) enseigne que la confession est obligatoire pour quiconque désire se repentir et qu’elle équivaut au sacrifice d’expiation de Yom Kipour. Sans la confession, les sacrifices du Temple et le repentir deYom Kipour sont incomplets. Ce qui fait de la confession un élément capital du repentir, c’est essentiellement sa capacité à humilier l’homme. La honte engendrée par la reconnaissance des péchés constitue une étape cruciale dans la rectification de nos fautes. Mais si on confesse son péché sans le regretter ou sans prendre la décision de ne plus récidiver, cette confession n’a aucune valeur. Le Talmud donne des exemples de confession en présence d’un Tsadik, notamment la confession du peuple juif devant Moïse, celle du roi David devant le prophète Nathan…

Il est important de constater que la pratique de confessions existe bien avant la création d’autres religions qui l’on adoptée. Ces religions ont tiré leur idéologie du judaïsme et des enseignements de la Torah.

A Oumaninclinez-vous sur le tombeau et à voix basse avouez toutes vos fautes. Adopter la résolution de ne plus recommencer. Rabbi Avraham de Toulchine affirme que celui qui insistera très fort sur le Tsioune, finira par être exaucé.

La Rédemption – Le Pidyon

La veille de Roch hachanah est un jour particulièrement propice pour présenter une rédemption (Si’hot Haran 214), qui est un don de charité remis au Tsadik dans l’espoir de se racheter aux yeux de l’Eternel, et de purifier son âme. En effet il peut arriver que notre âme soit en difficulté et dans ce cas, nous devons la racheter. On réservera une somme d’argent à donner aux pauvres, ou pour faire éditer des livres du Tsadik, etc… Ce rachat de notre âme a une grande importante. Il permet d’adoucir les mauvais décrets.

Kvitel

Une coutume ‘hassidique consiste à noter sur un papier les noms de personnes pour lesquelles on voudrait que le Tsadik intercède. Avant de partir de chez soi, on recueillera les demandes de son entourage et on déposera ce bout de papier dans un coin du Tombeau.

Hitbodédouth

C’est notre prière intime faite dans notre langue maternelle. Isolons-nous et ouvrons notre cœur. Commençons bien sûr, par remercier le Ciel d’être arrivé ici, à Ouman. Dialoguons avec Dieu, avec le Tsadik, sur nos aspirations, nos manques, nos espoirs, et demandons à faire Téchouvah… Il est conseillé de réciter le Likouté Téfiloth, qui est la forme d’Hitbodédouth par excellence. .

Rabbi Israël Ber Odesser déclara: «Na Na’h Na’hma Na’hman Méouman: c’est la Mélodie de Roch hachanah! J’attends toute l’année pour entendre cette mélodie à Roch hachanah!» Lorsqu’il était sur la Tombe de Rabbi Na’hman, il révéla: «J’entends Rabénou qui fait Hitbodédouth et dit: Na Na’h Na’hma Na’hman Méouman!»

Ner Tamid

Il est bon d’allumer une bougie ou encore mieux une veilleuse d’huile d’olive en l’honneur du Tsadik. Rabénou n’a-t-il pas déclaré: «Mon petit feu brûlera jusqu’à l’arrivée du Machia’h!»

Cet allumage qui peut aussi se pratiquer à la maison est une protection contre l’assimilation et la conversion, que Dieu nous en préserve.

Etude

Sur le Tsioune, on s’efforcera d’étudier les livres de Rabénou et en particulier le Likouté Moharan. Il faut aussi se rappeler que Rabbi Na’hman a recommandé à chacun d’étudier au minimum par jour, une loi du Choul’han Aroukh.

 

Tiré de l’ouvrage  » Ouman, Ouman, Roch Hachana »- Keren Rabbi Israel Ber Odesser- Nahman Meouman

 

 

 

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